Lyrics  Alexis Denous – Photo Jean Segura – Vidéo live Stan

 

Cypher, showcase et impro dans le fumoir. Jeudi soir on a mangé des mesures par kilomètre à l’Alimentation générale, lieu éclectique du XIe arrondissement parisien.

 

C’était l’évènement Hip-Hop de la semaine. Jeudi soir, à l’Alimentation Générale, se tenait la Kill The Beat Party. Derrière la devanture bleue de l’ALG, et pendant plus de 4h00, beatmaking, showcase et impro’ se sont mêlés aux prods Mani Deïz, invité spécial de cette première édition parisienne. Fumigène y était pour vous.

20h30. Les MC’s arrivent au compte-goutte, la plupart se connaissent et en profitent pour discuter à l’extérieur. Les verres se remplissent et la fumée de cigarettes envahit le trottoir. Certains, d’humeur taquine, n’hésitent pas à interpeller des passants avec des deux ou trois vers bien sentis, de quoi attirer les curieux qui commencent à affluer devant l’Alimentation. Le départ est prévu avec un Cypher [NDLR : un freestyle tournant] à 21h30.

À l’intérieur la salle se remplit doucement. Plusieurs groupes entrent et flânent timidement sur des classiques du rap français. Dans le fumoir, en revanche, on retrouve des participants qui partent en impro. En 8 ou en 16 mesures, les esprits s’échauffent et les yeux se plissent sous le regard du public enfumé.

L’arrivée du speaker sur scène signe le début des hostilités. Les troupes se mettent en place. Mani Deïz s’installe derrière un pupitre qui sera sien pour la soirée, autour du micro les concurrents forment un arc de cercle. Premier appelé, première instru : c’est parti.

Amateur ou confirmé, homme ou femme, en anglais ou en français, chacun y va de sa touche et les 16 mesures s’enchaînent sur les prods calibrés du DJ français. « Mon heure de gloire m’a posé un lapin » lance l’Affreux Jojo, rappeur parisien et membre du collectif Le Gouffre. Visiblement pas ce soir. Les cris et applaudissements fusent à la fin de chaque freestyle, le public est chauffé à blanc et prêt à accueillir la suite de la soirée.

Pour clore le cypher, Hartigan démarre un showcase autour de son nouveau projet au nom glacial : Purgatoire. Pourtant, pas de quoi faire baisser le thermostat. L’album s’annonce bouillant et la foule, visiblement, le sait. Les verres se lèvent au son des premières paroles et un parfum d’eau de Pologne tamise la salle. L’ambiance est au beau fixe, le MC peut repartir l’esprit tranquille.

Mais pas de quoi relâcher la pression. Le rappeur montpelliérain Lacraps – dont vous pouvez retrouver l’interview ici – assure une fin en apothéose avant de laisser les rênes aux DJ Sims et Phonk Sycke pour une fin de soirée plus tranquille afin de faciliter le retour dans les bras de Morphée.

Pour une première à Paris, Kill the Beat part sur des bases solides et propose un évènement qui ravira tous les fans de Hip-Hop. En tout cas, chez Fumigène, on peut vous dire qu’on sera présent sur la prochaine. Rendez-vous le 7 décembre, même lieu, même heure.

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